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Le Mont-Blanc par les 3 Monts

Voici le récit sur mon ascension du toit des Alpes, le Mont-Blanc

Après plusieurs mois de préparation que ce soit physiquement et mentalement le jour J est presque là. Il est vendredi soir et je peaufine le rangement de mes affaires et je regarde à plusieurs fois si je n’ai rien oublié. La pression monte mais c’est une bonne pression gage de concentration. Je me couche en m’imaginant au sommet du Mont-Blanc.

Samedi matin après une bonne nuit, je charge la voiture et direction Castagniers sur le point de rendez-vous habituel avec le binôme, mon compagnon de cordée, il est chaud bouillant et impatient d’être sur le pentes du géant des Alpes. On charge ses affaires dans ma voiture et c’est parti pour environ 7 heures de route direction la Haute Savoie. Pendant le trajet la discussion se tourne bien évidement sur ce qui nous attend : le Mont-Blanc. On se pose aussi beaucoup de question sur la météo, qui sera une énigme car les prévisions sont moyennes et très changeantes. L’hydratation n’est pas laissée de côté pendant le trajet. Après plusieurs pauses café et une pause casse-croûte, nous voila à Saint-Gervais Le Fayet où nous allons passé la nuit. Nous trouvons un bon petit restaurant à 5 minutes de notre chambre. Un bon petit repas, beaucoup d’eau et bien évidement une belle tarte aux myrtilles en dessert puis c’est parti pour un gros dodo.

Nous voilà dimanche matin, on se lève tranquillement et on prend notre temps pour prendre un bon petit déjeuner et il est temps de quitter les lieux pour prendre la direction de la capitale… Je parle bien-sûr de la capitale de l’alpinisme. Vingt petites minutes plus tard et nous y voilà, la plupart des parkings sont pleins ou hors de prix, nous décidons donc de nous garer à l’écart de la foule quitte à marcher un peu, vue ce qui nous attend, on est plus à quinze minutes de marche prés. C’est le moment de boucler définitivement nos sacs à dos et de filer prendre le ticket pour le téléphérique de l’Aiguille du midi. Les tickets en main, nous avons un peu plus d’une heure avant d’embarquer, le temps d’aller prendre deux cafés et de faire quelques photos dans Chamonix. D’ailleurs nous choisissons une terrasse devant la fameuse statue des alpinistes avec vue sur le Mont-Blanc.

 

Il est l’heure de se rendre au départ du téléphérique, direction la très célèbre aiguille du Midi et après une rapide montée, nous voilà arrivés dans le monde merveilleux du véritable alpinisme, sur le massif du Mont-Blanc. Derniers préparatifs et nous prenons place sur la fine arête neigeuse sur laquelle il faut passer pour prendre la direction du refuge des Cosmiques et au bout d’une heure, nous arrivons au refuge. Après une visite rapide, nous décidons d’aller faire la sieste car nous savons que la nuit sera courte, alors toutes minutes de sommeil sont bonnes à prendre. Nous accédons à notre dortoir, mettons le réveil histoire de ne pas louper le repas du soir qui est servi aux alentours de 18 h 45.

Refuge des Cosmiques

La sieste finie, il est temps d’aller prendre des forces avec un bon repas, nous avons d’ailleurs très bien mangé, c’était bon et copieux. Il est temps d’aller fermer les yeux pour une courte nuit, je vérifie à deux fois d’avoir bien mit le réveil à 00h45 et oui ça va piquer…

Malgré le stress et la pression qui monte, je m’endors assez rapidement sans tourner mille fois dans le lit et aussitôt couché aussitôt le réveil retentit. A mon étonnement j’ai l’impression d’avoir fait une nuit normale. A 1 heure le petit déjeuner est servi et nous prenons le temps de manger avec une dizaine de personnes levée à la même heure que nous. Une cordée composée de 3 personnes partira sans attendre le petit déjeuner.

Le début de l’ascension du Mont Blanc

Lundi 12 juin 2023. Et voila, le moment tant attendu arriva et c’est parti pour une journée de folie, avec un départ groupé avec les 3 autres cordées du jour. Le départ se passe très bien et la concentration est à son maximum car c’est de suite très raide avec des pentes avoisinant les 40 degrés et quelques crevasses par ci par là. Après environ deux heures d’efforts nous voila à l’Epaule du Tacul à environ 4000 mètres d’altitude. De là s’ensuit une légère descente pour remonter sur la face nord du Mont Maudit. Le col du Mont Maudit s’atteint par des pentes ultra raides et un final avoisinant les 50 degrés et c’est dans ce passage que nous assistons au lever du soleil et ces images seront à jamais gravées dans ma mémoire tellement le spectacle donné par la nature était magique et merveilleux. Au col du Maudit, le Mont-Blanc parait si prés mais si loin à la fois. De là une traversée en légère descente nous mène au col de la Brenva et nous voilà arrivé à la dernière difficulté du jour pour affronter le Mur de la Côte, et ses quelques 350 mètres de dénivelé qui nous feront sortir de notre zone de confort.

Au sommet

A 10 heures, nous voila sur le toit des Alpes, nous nous félicitons et profitons de ce super moment que la nature nous offre sans oublier de rester concentré car il faudra rester vigilant pour la descente. Après avoir fait quelques photos et vidéos « souvenirs », il est temps de prendre le chemin du retour. Nous entamons la descente et la fatigue se fait rapidement sentir. Au niveau du col du Maudit, pour plus de sécurité, nous posons 3 rappels successifs. Les deux dernières heures se feront dans le brouillard et avec quelques flocons de neige. A 18 heures nous voilà de retour au refuge des Cosmiques dans un état proche du « coma », avec pour ma part un aller direct au dortoir sans passer par la case repas…

Voici ma vidéo sur l’ascension du Mont Blanc par les 3 Monts.

Sommet du Mont Blanc

Une magnifique journée, sportive et fatigante mais tellement inoubliable pour un premier Mont-Blanc.

Sportivement, Cédric alias Lou Baou.

 

6 Comments

  1. Jiny

    Bravo les gars. Vous êtes des machines. Et merci pour le partage de photos et vidéos, pour nous qui ne feront jamais un tel exploit.

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